Puis tu prendras une plaque de cuisson en fer, tu la disposeras comme un mur de fer entre toi et la ville, et tu tourneras ta face contre elle. La ville sera en état de siège, et c’est toi qui l’assiégeras. Tout cela devra servir de signe à la communauté d’Israël.
Je te fixe moi-même un nombre de jours équivalent au nombre d’années durant lesquelles le royaume d’Israël a péché, c’est-à-dire trois cent quatre-vingt-dix jours ; ainsi, tu porteras le péché de la communauté d’Israël.
Et maintenant, prends du blé, de l’orge, des fèves, des lentilles, du millet et de l’épeautre, mets le tout dans un même récipient et fais-en ta nourriture. C’est là ce que tu mangeras tout au long des trois cent quatre-vingt-dix jours où tu seras couché sur le côté.
Et l’Eternel ajouta : C’est ainsi que les Israélites mangeront leur pain impur, au milieu des peuples chez qui je les chasserai.
Mais elle s’est révoltée contre mes commandements avec plus de perversité que les autres peuples, elle a violé mes lois plus que les pays qui l’entourent, car ses habitants ont méprisé mes commandements, et n’ont pas respecté mes lois.
C’est pourquoi le Seigneur, l’Eternel, déclare : Parce que vous avez été plus rebelles que les peuples qui vous entourent, que vous n’avez ni obéi à mes lois, ni appliqué mes commandements, que vous n’avez même pas agi selon le droit des peuples qui vous entourent,
C’est pourquoi, aussi vrai que je suis vivant, déclare le Seigneur, l’Eternel : puisque vous avez rendu mon sanctuaire impur par toutes vos idoles répugnantes et abominables, je passerai le rasoir sur vous, sans un regard de pitié, et j’agirai sans ménagement.
Et parmi ces peuples qui les retiendront captifs, vos rescapés se souviendront de moi, car je briserai leur cœur prostitué qui s’est détourné de moi, et les yeux adultères qui se sont tournés vers leurs idoles. Ils se prendront alors eux-mêmes en dégoût pour le mal qu’ils ont fait et pour toutes leurs abominations
et ils reconnaîtront que je suis l’Eternel : que ce n’est pas en vain que j’ai parlé de leur causer ce malheur.
O toi, fils d’homme,
voici ce que déclare
le Seigneur, l’Eternel, au pays d’Israël :
La fin est arrivée ! Aux quatre extrémités
du pays, c’est la fin !
Oui, maintenant,
c’en est fini de toi, car je vais déchaîner
contre toi ma colère et je vais te juger
pour ta conduite : je te ferai payer
toutes tes abominations.
La fin arrive.
C’est vrai, elle arrive la fin, c’en est fini de toi, la voilà qui arrive.
La ruine vient pour toi,
habitant du pays ! Oui, le moment arrive, le jour est proche. Voici : sur les montagnes,
c’est la consternation
au lieu des cris de joie.
Je n’aurai pas pour toi
un regard de pitié, je serai sans merci, je te rétribuerai
pour ta conduite et, de tes abominations,
tu resteras coupable, et vous reconnaîtrez
que c’est moi, l’Eternel,
qui vous aurai frappés.
Au dehors de la ville,
c’est l’épée qui sévit, au dedans, c’est la peste
et la famine. Celui qui est aux champs périra par l’épée, et celui qui est dans la ville, la peste et la famine
le feront succomber.
Ils jetteront
leur argent dans les rues, et considéreront
leur or comme souillé, car ni l’argent ni l’or
ne pourront les sauver au jour de la colère
de l’Eternel, ni apaiser leur faim ; ils ne satisferont
aucun de leurs désirs, car c’est l’argent et l’or
qui les ont fait tomber dans le péché.
Ils ont mis leur orgueil
dans leurs parures magnifiques et ils s’en sont servis
pour fabriquer
des idoles abominables
et exécrables. C’est pourquoi tout cela
je le rendrai souillé pour eux :
Fabriquez-vous des chaînes, car les crimes font loi
dans ce pays, et la ville est remplie de violence.
Le roi prendra le deuil, et le prince sera vêtu
des habits des temps de malheur, le peuple du pays
aura les mains tremblantes. C’est d’après leur conduite
que je les traiterai et je les jugerai
selon leurs propres règles, et ils reconnaîtront
que je suis l’Eternel.
Cet être tendit une forme de main et me saisit par une mèche de mes cheveux, et l’Esprit me souleva entre ciel et terre et me transporta dans une vision divine à Jérusalem, à l’entrée de la porte du parvis intérieur du Temple, celle qui est tournée vers le nord, où se trouve la statue de la provocation, celle qui provoque l’Eternel qui ne tolère aucun rival.
Il me demanda : As-tu vu, fils d’homme ? La communauté de Juda estime-t-elle donc qu’il n’est pas suffisant de commettre toutes ces abominations auxquelles ils se livrent en ce lieu ? Faut-il encore qu’ils remplissent le pays de leurs actes de violence et qu’ils reviennent sans cesse m’irriter ? Regarde ! Les voilà qui élèvent le rameau jusqu’au nez !
Il me répondit : Le péché des royaumes d’Israël et de Juda est excessivement grave. Le pays est rempli de sang et la ville est pleine d’injustices. Les gens disent : « L’Eternel a quitté ce pays, l’Eternel ne voit rien ! »
Alors l’Esprit me souleva et me transporta à la porte orientale du temple de l’Eternel, c’est-à-dire à celle qui fait face au soleil levant. A l’entrée de la porte, je vis vingt-cinq hommes qui se tenaient là, et au milieu d’eux, deux chefs du peuple : Yaazania, fils d’Azzour, et Pelatia, fils de Benaya.
Ils disent : « Le malheur n’est pas si proche ! Bâtissons des maisons ! Cette ville est comme une marmite et nous sommes comme de la viande. »