Lamentations de Jérémie 1.1
Comme elle reste solitaire la cité qui, naguère, était si populeuse ! Elle est comme une veuve ! Elle qui était importante au milieu des nations, princesse des provinces, elle est astreinte à la corvée !
Bible
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Comme elle reste solitaire la cité qui, naguère, était si populeuse ! Elle est comme une veuve ! Elle qui était importante au milieu des nations, princesse des provinces, elle est astreinte à la corvée !
Juda s’en est allé dans un pays d’exil, accablé de misère, soumis à un dur esclavage. Le voici qui habite au sein de peuples étrangers sans trouver la tranquillité. Tous ceux qui le pourchassent l’atteignent au milieu des détresses.
Les chemins de Sion sont plongés dans le deuil parce qu’il ne vient plus personne pour célébrer les fêtes. Ses portes sont en pièces, ses prêtres se lamentent, ses jeunes filles sont affligées, la ville est remplie d’amertume.
Aux jours de son humiliation et de sa vie errante, Jérusalem se souvient des trésors qu’elle avait autrefois, maintenant que son peuple est, tout entier, tombé aux mains de l’oppresseur sans qu’il y ait personne qui vienne à son secours. Les ennemis la voient et font des gorges chaudes au sujet de sa destruction.
Voici Jérusalem a gravement péché, c’est pourquoi elle est devenue comme un déchet. Tous ceux qui l’honoraient, maintenant la méprisent, car ils ont vu sa nudité. Elle-même en gémit et se détourne.
Son impureté apparaît sur les pans de sa robe. Elle n’a pas songé à ce qui s’ensuivrait. Elle est tombée, sa chute est étonnante et nul ne la console. « O Eternel, dit-elle, vois mon humiliation, car l’ennemi triomphe. »
N’êtes-vous pas touchés, ô vous tous qui passez par là ? Regardez et voyez s’il est une douleur comparable à la mienne qui me fait tant souffrir. L’Eternel me l’a infligée au jour de sa colère ardente.
Je pleure donc sur eux ; j’éclate en longs sanglots, car le consolateur qui ranimerait mon courage est loin de moi. Mes fils sont tous plongés dans la désolation, car l’ennemi a été le plus fort.
Sion étend les mains, mais nul ne la console. L’Eternel a donné des ordres, aux adversaires de Jacob, pour qu’ils l’encerclent. Jérusalem est devenue un déchet à leurs yeux.
Mais l’Eternel est juste, car j’ai été rebelle à ses commandements. Ecoutez, je vous prie, vous, tous les peuples, et voyez ma douleur : mes jeunes filles, mes jeunes gens sont partis en captivité.
Regarde, ô Eternel, comme je suis dans la détresse ; tout mon être intérieur est en bouillonnement. Mon cœur chavire en moi parce que je me suis gravement révoltée. Tandis qu’à l’extérieur l’épée me prive de mes enfants, à l’intérieur c’est comme chez la mort.
On entend mes gémissements, mais nul ne me console et tous mes ennemis, apprenant mon malheur, sont dans la joie, car c’est toi qui as fait cela. Fais donc venir le jour que tu as annoncé, et que mes ennemis deviennent comme moi !
Oh oui, tiens compte de leur méchanceté, et traite-les comme tu m’as traitée pour punir mes forfaits, car il n’y a de cesse à mes gémissements, mon cœur est affligé.
Que te dirai-je ? A qui te comparer, Dame Jérusalem ? Qui pourrais-je citer, pour ta consolation, qui te serait semblable, jeune femme Sion ? Ton désastre est immense comme la grande mer ; qui donc te guérira ?
Les passants, sur la route, battent des mains à ton sujet, et ils sifflent d’horreur en hochant la tête à ta vue, Dame Jérusalem : est-ce là cette ville qu’on appelait jadis : « Beauté parfaite », « Joie de toute la terre » ?
Vois : tous tes ennemis ont ouvert largement leur bouche contre toi, ils sifflent, ils grincent des dents et ils s’exclament : « Nous l’avons engloutie, c’est le jour que nous attendions, nous y sommes, le voici enfin ! »
C’est contre moi qu’à longueur de journée il tourne et retourne sa main.
Alors j’ai dit : C’en est fini de tout mon avenir : je n’espère plus rien de l’Eternel.
Chaque matin, elles se renouvellent. Oui, ta fidélité est grande !
J’ai dit : L’Eternel est mon bien, c’est pourquoi je compte sur lui.
L’Eternel est plein de bonté pour ceux qui ont confiance en lui, pour ceux qui se tournent vers lui.
Il est bon d’attendre en silence la délivrance que l’Eternel opérera.
C’est une bonne chose, pour l’homme, de porter le joug dans sa jeunesse.
Ce n’est pas par plaisir qu’il humilie et qu’il afflige les humains.