Job 21.28
Vous me demanderez : « Où donc est maintenant la maison du tyran ? Et la demeure des méchants, qu’est-elle devenue ? »
Bible
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Vous me demanderez : « Où donc est maintenant la maison du tyran ? Et la demeure des méchants, qu’est-elle devenue ? »
Les mottes du vallon qui recouvrent son corps lui sont légères. Tout un cortège a marché à sa suite, des gens sans nombre l’ont précédé.
Comment donc m’offrez-vous des consolations aussi vaines ? Car, vraiment ce qui reste de toutes vos réponses, ce n’est que fausseté.
Dieu aurait-il besoin des services d’un homme ? Le sage n’est utile qu’à lui-même !
Est-ce parce que tu le crains qu’il te fait des reproches, et qu’il entre en jugement avec toi ?
Tu prenais sans raison des gages de tes frères, et, de leurs vêtements, tu dépouillais les gens jusqu’à les laisser nus.
Tu renvoyais les veuves sans rien leur accorder et tu brisais la force des orphelins.
Voilà pourquoi des pièges sont tendus tout autour de toi, voilà pourquoi soudain des frayeurs t’épouvantent.
alors le Tout-Puissant sera pour toi de l’or, et des monceaux d’argent,
Oui, tu l’imploreras, et il t’exaucera, et tu t’acquitteras des vœux que tu as faits.
je pourrais, devant lui, plaider ma juste cause, et j’aurais bien des arguments à présenter.
Pourquoi le Tout-Puissant n’a-t-il pas réservé des temps pour exercer son jugement ? Et pourquoi ceux qui le connaissent ne voient-ils pas les jours de son intervention ?
On déplace les bornes, on vole des troupeaux et on les mène paître,
Tels des ânes sauvages vivant dans le désert, les malheureux s’en vont dès l’aube à leur travail, cherchant leur nourriture. La steppe doit fournir du pain pour leurs enfants,
ils doivent moissonner le fourrage des champs et grappiller les vignes du méchant.
L’averse des montagnes les laisse tout transis et, n’ayant pas d’abris, ils doivent se serrer tout contre le rocher.
On arrache de force l’orphelin au sein de sa mère, on exige des gages des indigents.
On les fait marcher nus, privés de vêtements, et on leur fait porter des gerbes tout en les laissant affamés.
L’aube pour tous ces gens est un sombre moment, car c’est là qu’ils éprouvent les frayeurs des nuits noires.
Comme un sol altéré absorbe l’eau des neiges dans la chaleur du jour, voilà le pécheur englouti par le séjour des morts.
Eux, pour un peu de temps, ils s’étaient élevés, puis ils ont disparu. Ils sont tombés comme tous ceux que l’on moissonne, ils ont été coupés comme des épis mûrs.
Tous ceux qui sont morts tremblent bien au-dessous des mers et des êtres qui les habitent,
car le séjour des morts est à nu devant Dieu, et le royaume des défunts n’a rien pour se couvrir.
Il a tracé un cercle sur la face des eaux, au lieu où la lumière rencontre les ténèbres.