Ecclésiaste 6.9
Mieux vaut ce qu’on a dans la main que ce vers quoi se porte le désir. Cela aussi est dérisoire : autant courir après le vent.
Bible
Rechercher un mot, une expression, ou saisir des caractères grecs et hébreux pour explorer les textes disponibles.
Mieux vaut ce qu’on a dans la main que ce vers quoi se porte le désir. Cela aussi est dérisoire : autant courir après le vent.
Ce qui est a déjà été nommé, et l’on sait ce qu’est l’homme : il ne peut pas contester avec celui qui est plus puissant que lui.
Finalement, qui peut savoir ce qui est bon pour l’homme pendant sa vie, pendant chaque jour de son existence dérisoire qui fuit comme une ombre ? Et qui pourra lui révéler quel sera son avenir sous le soleil ?
Mieux vaut se rendre dans une maison endeuillée que dans celle où l’on festoie, car celle-là nous rappelle quelle est la fin de tout homme et il est bon d’y réfléchir pendant qu’on est en vie.
Car les rires de l’insensé sont comme le crépitement des épines sous une marmite. Cela aussi est vain.
Ne t’irrite pas trop vite, car c’est dans le cœur des insensés que la colère élit domicile.
Garde-toi de dire : « Comment se fait-il qu’autrefois, les choses allaient mieux qu’aujourd’hui ? » Car ce n’est pas la sagesse qui te dicte une telle question.
La sagesse est bonne avec un héritage : elle est avantageuse pour ceux qui voient le soleil.
Car la protection qu’offre la sagesse est comme celle que procure l’argent, et la sagesse présente un avantage : elle préserve la vie de ceux qui la possèdent.
car tu sais bien qu’à plusieurs reprises, il t’est arrivé, à toi aussi, de dénigrer autrui.
Tout cela, j’ai essayé de le comprendre par la sagesse, en me disant : « Je veux acquérir la sagesse. » Mais elle est restée loin de moi.
La compréhension des choses est hors de ma portée. Elle est beaucoup trop profonde pour qu’on puisse l’atteindre.
Mais je me suis appliqué avec toutes mes facultés à apprendre, à explorer et à rechercher la sagesse et la raison, et à discerner que la méchanceté est insensée, et que la folie est déraisonnable.
Je trouve qu’une femme est plus amère que la mort lorsqu’elle est un piège, son cœur un filet et ses bras des chaînes. Celui qui se comporte bien aux yeux de Dieu lui échappera, mais le pécheur s’y fera prendre.
Qui est comparable au sage ? Qui sait analyser les choses ? La sagesse d’un homme illumine son visage et fait disparaître la sévérité de ses traits.
En effet, sa parole est souveraine. Qui oserait lui dire : « Pourquoi fais-tu cela ? »
c’est que personne ne sait ce qui arrivera. Et personne ne peut dire comment les choses se passeront.
Personne n’est maître de son souffle de vie, personne ne peut le retenir, personne n’a de pouvoir sur le jour de sa mort : il n’y a pas de trêve dans la lutte pour survivre et ce n’est pas la méchanceté qui sauvera celui qui s’y livre.
Or j’ai vu des méchants être enterrés : les gens allaient et venaient du sanctuaire, et ils les louaient dans la ville pour ce qu’ils avaient fait. Cela aussi est déplorable.
Parce qu’une sentence contre une mauvaise action n’est pas vite exécutée, le cœur humain est porté à faire beaucoup de mal.
En effet, il arrive que le pécheur fasse cent fois le mal et voit se prolonger ses jours. Mais je sais aussi que le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu, du fait même qu’ils ont cette crainte à son égard,
Il y a une autre chose déplorable qui se passe sur la terre : certains justes subissent le sort que méritent les agissements des méchants, et certains méchants ont le sort que méritent les œuvres des justes. Je me suis dit que c’est encore là bien déplorable !
Alors j’ai fait l’éloge de la joie. En effet, il n’y a rien de bon pour l’homme sous le soleil, sinon manger, boire et se réjouir. C’est là ce qui l’accompagne au milieu de son dur labeur auquel il se livre pendant les jours que Dieu lui accorde de vivre sous le soleil.
Oui, j’ai beaucoup réfléchi à tout cela, et tout ce que j’ai compris, c’est que les justes, les sages et tous leurs travaux sont dans la main de Dieu. L’homme ne sait pas s’il rencontrera l’amour ou la haine : il peut tout envisager.