Je confiai l’intendance des magasins au prêtre Shélémia, à Tsadoq, spécialiste de la Loi, et à Pedaya, l’un des lévites. Je leur donnai pour les assister Hanân, fils de Zakkour, petit-fils de Mattania, car c’étaient tous des hommes que l’on considérait comme dignes de confiance. Ils furent chargés de faire les distributions à leurs collègues.
A la même époque, je remarquai en Juda des gens qui, un jour de sabbat, foulaient du raisin au pressoir, d’autres qui rentraient des gerbes, les chargeaient sur des ânes et transportaient du vin, des raisins, des figues et toutes sortes d’autres fardeaux pour les amener à Jérusalem en plein jour du repos. Je leur fis des reproches le jour où ils vendaient leurs marchandises.
Il y avait aussi des gens de Tyr qui s’étaient installés à Jérusalem. Ils y faisaient venir du poisson et toutes sortes d’autres marchandises pour les vendre aux Judéens et à Jérusalem le jour du sabbat.
Je fis des reproches aux notables de Juda et je leur dis : Comment pouvez-vous laisser faire un si grand mal et profaner ainsi le jour du sabbat !
Puis je donnai ordre de fermer les portes de Jérusalem dès la tombée de la nuit, avant le début du jour du sabbat et j’interdis de les rouvrir avant que ce jour soit passé. Je postai quelques-uns de mes serviteurs à proximité des portes pour veiller à ce qu’aucun fardeau ne soit introduit le jour du sabbat.
A cette même époque, je constatai également que des Judéens avaient épousé des femmes ashdodiennes, ammonites et moabites.
La moitié de leurs fils parlaient l’ashdodien et aucun ne savait la langue des Juifs ; ils ne connaissaient que celle de tel ou tel peuple.
Je pris ces compatriotes à partie et j’appelai la malédiction sur eux ; je battis même quelques-uns d’entre eux et je leur arrachai les cheveux, puis je leur fis prêter serment au nom de Dieu en disant : Vous ne donnerez pas vos filles à des fils d’étrangers et vous ne prendrez leurs filles ni pour vos fils, ni pour vous-mêmes.
N’est-ce pas précisément ce genre d’unions qui a entraîné Salomon, roi d’Israël, dans le péché, lui qui n’avait pas son pareil parmi les rois des grandes nations étrangères, qui était aimé de son Dieu et que Dieu avait établi roi sur tout Israël ? Et pourtant, même lui fut entraîné dans le péché par les femmes étrangères.
Faut-il donc entendre dire de vous que vous commettez ce grand mal et que vous êtes infidèles à notre Dieu en épousant des femmes étrangères ?
Un des fils de Yoyada et petit-fils d’Eliashib, le grand-prêtre, était devenu le gendre de Sanballat, le Horonite. C’est pourquoi je le chassai loin de moi.
Je rétablis aussi les offrandes de bois à fournir aux dates prescrites et celles des premiers produits de la terre. Souviens-toi favorablement de moi, ô mon Dieu !
la troisième année de son règne, il organisa un grand festin pour tous ses ministres, ses hauts fonctionnaires, les officiers de l’armée des Perses et des Mèdes, ainsi que pour les nobles et les gouverneurs des provinces.
Des tentures de lin blanches et bleu ciel étaient fixées à des colonnes de marbre par des cordelières blanches et pourpres passées dans des anneaux d’argent. Des divans d’or et d’argent étaient disposés sur des dallages de mosaïques faits avec du porphyre, du marbre, de la nacre et de l’agathe.
On servait des boissons dans des coupes d’or, toutes différentes de formes ; le vin de l’empereur coulait avec une générosité tout impériale.
Il avait été ordonné que chacun puisse boire à volonté sans aucune contrainte, car l’empereur avait donné des instructions à tous les intendants du palais pour qu’ils satisfassent les désirs de chacun de ses hôtes.
Ses plus proches conseillers étaient Karshena, Shétar, Admata, Tarsis, Mérès, Marsena, Memoukân, les sept ministres des Perses et des Mèdes ; ils faisaient partie du conseil impérial et occupaient les postes les plus élevés dans l’empire.
Aujourd’hui même, les femmes des ministres perses et mèdes apprendront comment l’impératrice s’est conduite et elles se permettront de répliquer sur le même ton à leurs maris, ministres de l’empereur, et leur mépris entraînera la colère de leurs maris.
Il expédia des lettres dans toutes les provinces de l’empire, rédigées pour chaque province selon son système d’écriture et dans la langue de sa population, ordonnant que tout homme soit maître en sa maison et y impose l’usage de sa langue maternelle.
Alors les courtisans attachés à son service lui dirent : Que l’on recherche pour l’empereur des jeunes filles vierges et belles.
Que l’empereur désigne donc des fonctionnaires chargés de sélectionner dans toutes les provinces de son empire toutes les jeunes filles vierges et belles et de les amener dans le harem de la citadelle de Suse pour les confier à Hégué, l’eunuque de l’empereur qui a la garde des femmes. On leur fournira tous les produits de beauté nécessaires.
Chaque jour, il se rendait devant la cour du harem pour prendre des nouvelles d’Esther et savoir comment on la traitait.
Les jeunes filles se rendaient chacune à son tour chez l’empereur Xerxès, au terme du traitement de beauté prescrit pour douze mois par le protocole des femmes. Pour ce traitement, on utilisait pendant six mois de l’huile de myrrhe, et pendant six autres mois des baumes aromatiques et divers produits de beauté employés par les femmes.
Elle s’y rendait le soir, et le lendemain matin, elle était conduite dans un second harem et confiée à la responsabilité de Shashgaz, l’eunuque de l’empereur chargé de la garde des épouses de second rang. Elle ne retournait plus chez l’empereur, à moins que celui-ci en manifeste le désir et la fasse appeler par son nom.