Lire lentement. Revenir sur une phrase. Laisser le texte poser ses propres questions.
Voyez avec quelle générosité sans égale le Seigneur pourvoit au vêtement de son peuple. Leur parure est telle que l’habileté divine se manifeste dans la production de vêtements brodés sans pareils, dans lesquels chaque attribut prend sa place et chaque beauté divine se révèle.
Il n’est pas d’art comme celui qui s’étale dans notre salut. Il n’est d’ouvrage comme celui que l’on voit dans la justice des saints. La justification a occupé la plume des érudits dans toutes les périodes de l’histoire de l’Eglise et elle sera le thème d’admiration de toute l’éternité. Dieu l’a effectivement tissée avec art.
Dans toute cette œuvre se mélangent l’utilité et la durabilité d’une manière comparable à « une chaussure de peaux ». Certains comprennent ici qu’il s’agit de peaux de blaireau. Nous ne le savons pas, mais cette même peau couvrait le tabernacle et formait l’un des cuirs les plus fins et les plus solides connus. La justice qui vient de Dieu par la foi dure à jamais. Celui que chausse cette provision divine peut traverser le désert en toute sécurité. Il peut même placer le pied sur le lion et la vipère.
La pureté et la dignité de notre saint ornement se manifestent par le fin lin. Quand le Seigneur sanctifie son peuple, les siens sont alors vêtus comme des sacrificateurs de robes d’un blanc pur. Même la neige ne possède pas un blanc plus éclatant. Aux yeux des hommes et des anges, ils sont beaux et, même aux yeux du Seigneur, ils paraissent sans tache.
La parure royale est en outre tout aussi délicate et riche que la soie. Aucune dépense n’est épargnée, aucune beauté n’est couverte, aucun délice n’est refusé.
Que dire alors ? N’y a-t-il aucune conclusion à tirer de cela ? Il nous faut certainement ressentir de la gratitude et exprimer de la joie. Viens, mon cœur, ne refuse pas d’élever tes cris de joie ce soir et de faire entendre la musique de ta joie.
« Ma richesse, ma gloire et ma félicité,
Ô Jésus, c’est de croire que tu m’as racheté !
Rempli de confiance en toi, divin Sauveur,
Je vis dans l’espérance et je marche sans peur. »
(S. Bez)