Lire lentement. Revenir sur une phrase. Laisser le texte poser ses propres questions.
Il est pénible de se souvenir que, dans un certain degré, on peut lever cette accusation contre des croyants, qui trop souvent possèdent une certaine mesure d’insensibilité spirituelle. Il nous sied de nous lamenter du fait que nous n’entendons pas la voix de Dieu comme nous le devrions. « Tu n’en as rien appris. »
Il existe certains mouvements doux du Saint-Esprit dans l’âme auxquels nous ne prêtons pas attention. Il y a des soupirs dans lesquels Dieu donne ses ordres ou fait passer son amour céleste, mais que nos esprits de plomb ne remarquent pas.
Hélas, nous avons été ignorants sans nous en soucier. « Tu n’en as rien su. » Il y a des questions dans lesquelles nous aurions dû voir clair, des corruptions qui se sont infiltrées sans que nous y prenions garde, de douces affections qui ont été détruites comme des fleurs dans la gelée, sans que nous nous donnions la peine de nous en occuper. Nous aurions pu percevoir certains aspects du visage divin si nous n’avions pas obstrué les fenêtres de notre âme. Mais, nous n’avons « rien su ». Quand nous réfléchissons à cela, nous nous humilions dans le plus profond abaissement de soi.
Comme il nous faut adorer la grâce de Dieu, car le contexte nous apprend que Dieu savait d’avance toute cette folie et cette ignorance de notre part ! En dépit de toute cette prescience, il lui a cependant plu de nous traiter avec miséricorde ! Admirez la merveilleuse grâce souveraine qui nous a élus malgré tout cela !
Soyez dans l’étonnement devant le prix que Christ a payé pour nous alors qu’il savait ce que nous serions ! Alors qu’il pendait à la croix, il nous voyait d’avance dans notre incrédulité et nos reculs, dans la froideur de notre cœur et notre indifférence, dans notre insouciance et le relâchement de notre prière. Il déclara pourtant : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur… Parce que tu as du prix à mes yeux, parce que tu es honoré et que je t’aime, je donne des hommes à ta place, et des peuples pour ta vie » (Ésaïe 43:3,4).
Ô rédemption divine, avec quelle merveilleuse splendeur tu brilles quand nous pensons à notre propre noirceur ! Ô Saint-Esprit, donne-nous désormais une oreille qui entend et un cœur qui comprend !