Lire lentement. Revenir sur une phrase. Laisser le texte poser ses propres questions.
Dans le domaine de son œuvre, le Seigneur Jésus-Christ agit en tant que grand représentant public et sa mort sur la croix était la mort effective de tout son peuple. Alors, tous ses saints rendirent à la justice ce qui lui était dû et, à travers cet acte, ils expièrent, vis-à-vis de la colère divine, pour tous leurs péchés. L’apôtre envoyé vers les païens se réjouissait de penser qu’en tant que membre du peuple élu de Christ, il était mort sur la croix en Christ.
Il ne se contentait pas de croire cela de manière seulement doctrinale, mais il l’acceptait avec confiance et y fondait son espérance. Il croyait qu’en vertu de la mort de Christ, il avait rendu satisfaction à la justice divine et trouvé la réconciliation avec Dieu.
Lecteur bien-aimé, quelle n’est pas la bénédiction d’un homme quand il peut, en quelque sorte, s’étendre sur la croix de Christ et se dire : « Je suis mort. La loi m’a mis à mort et je suis désormais libéré de sa puissance car, en mon Garant, j’ai reçu la malédiction et, en la personne de mon Substitut, tout ce que la loi pouvait accomplir dans le domaine de la condamnation a été exécuté sur moi, car j’ai été crucifié avec Christ. »
Mais Paul avait même plus que cela en tête. Non seulement croyait-il en la mort de Christ et se reposait-il en elle, mais il ressentait en lui-même la réalité de la puissance de cette mort. Il la voyait comme la cause qui crucifiait son ancienne nature de corruption. Devant les plaisirs du péché, il disait : « Je ne peux en goûter, car je suis mort à cela. »
Telle est l’expérience de tout vrai chrétien. Ayant reçu Christ, il ressemble à quelqu’un qui est entièrement mort vis-à-vis de ce monde. Toutefois, bien qu’il soit conscient d’être mort pour le monde, il peut en même temps s’exclamer avec l’apôtre : « Je vis maintenant dans la foi au Fils de Dieu. » Il est pleinement en vie en regard à Dieu.
La vie du chrétien est une charade sans égale. Aucun homme au monde ne peut la saisir et même le croyant lui-même ne parvient pas à la comprendre tout à fait. Mort, et pourtant en vie ! Crucifié avec Christ et pourtant, en même temps, ressuscité avec Christ en une nouveauté de vie ! L’union au Sauveur qui a souffert et versé son sang, et la mort vis-à-vis du monde, sont des choses qui réjouissent l’âme. Puissions-nous les goûter davantage !