Rien ne peut satisfaire l’homme entier si ce n’est l’amour du Seigneur et le Seigneur lui-même. Les croyants ont cherché parfois à jeter l’ancre dans d’autres rades, mais ils se sont vus chassés de tels refuges fatals. Salomon, le plus sage parmi les hommes, reçut la permission de vivre des expériences pour nous tous et de faire pour nous ce que nous ne devons pas même oser entreprendre nous-mêmes. Voici son témoignage selon ses propres paroles : « Je devins grand, plus grand que tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem. Et même ma sagesse demeura avec moi. Tout ce que mes yeux avaient désiré, je ne les en ai point privés ; je n’ai refusé à mon cœur aucune joie ; car mon cœur prenait plaisir à tout mon travail, et c’est la part qui m’en est revenue. Puis, j’ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits, et la peine que j’avais prise à les exécuter ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n’y a aucun avantage à tirer de ce qu’on fait sous le soleil » ; « Vanité des vanités, tout est vanité » (Ecclésiaste 2.9-11 ; 1.2). Quoi ! Tout n’est que vanité ? Ô monarque comblé de tout bien, n’y a-t-il rien dans toute ta richesse ? N’y a-t-il rien dans tout ton vaste royaume, qui s’étend du grand fleuve à la mer de l’occident ? Rien dans les glorieux palais de Palmyra ? Rien dans la maison de la forêt du Liban ? Dans toute ta musique et ta danse, dans ton vin et ton luxe, n’y a-t-il donc rien ? « Rien d’autre, répond-il, que fatigue de l’esprit. » Voilà donc le verdict de Salomon après qu’il eût arpenté tout le domaine du plaisir. Se saisir du Seigneur Jésus, demeurer en son amour et posséder une pleine assurance de notre union à lui – c’est pour nous tout en tout. Ami lecteur, vous n’avez pas besoin de chercher à connaître d’autres formes de vie pour voir si elles sont meilleures que celle du chrétien. Si vous allez de par le monde entier, vous ne verrez pas de spectacle qui égale la vue du visage du Sauveur. Même si vous pouviez jouir de tous les conforts de la vie, vous seriez pourtant misérable si, pour cela, vous aviez perdu votre Sauveur. Mais si vous gagnez Christ, alors vous connaîtrez le paradis, même si vous avez entretemps à croupir dans un cachot. S’il vous faut alors vivre dans l’obscurité et mourir dans la famine, vous serez cependant satisfait par la faveur et rassasié par la plénitude du Seigneur.