Tout croyant devrait avoir soif de Dieu, du Dieu vivant, et désirer ardemment monter à la montagne du Seigneur pour le voir face à face. Nous ne devrions pas nous contenter des brumes qui stagnent dans les vallées alors que le sommet du Tabor nous attend. Mon âme désire vivement boire en abondance de la coupe qui est réservée à ceux qui atteignent le sommet de la montagne et dont la brise céleste baigne le front.
Comme les rosées des collines sont pures et combien l’air des montagnes est frais ! Comme est riche la nourriture de ceux qui demeurent là-haut et dont les fenêtres se tournent vers la nouvelle Jérusalem !
Beaucoup de chrétiens se plaisent à vivre comme des hommes au fond des mines de charbon, sans jamais voir le soleil. Ils avalent la poussière comme le serpent alors qu’ils pourraient goûter à l’ambroisie comme les anges. Ils se contentent de porter la salopette du mineur quand ils pourraient se revêtir de l’habit royal. Les larmes défigurent leur visage alors qu’ils pourraient s’oindre la face d’huile céleste. Je suis persuadé que plus d’un croyant croupit dans un cachot alors qu’il pourrait arpenter la terrasse du palais et contempler la beauté du Liban.
Levez-vous, ô croyant, et secouez-vous de votre condition d’abaissement ! Rejetez votre paresse, votre léthargie, votre froideur, ou quoi que ce soit qui fasse obstacle à votre amour chaste et pur pour Christ, l’Époux de votre âme. Faites de lui la source, le centre et la circonférence de tous les délices offerts à votre âme. Qu’est-ce qui vous a séduit pour que vous vous abandonniez à la folie de demeurer au fond du puits, alors que vous pourriez siéger sur un trône ?
Ne vivez pas dans les fonds de la servitude puisque la montagne de la liberté vous est maintenant ouverte. Ne vous reposez plus dans la satisfaction de vos minuscules accomplissements mais avancez-vous vers des choses plus sublimes et célestes. Aspirez à une vie plus élevée, plus noble et d’une plus grande plénitude. Debout vers le ciel ! Plus près de Dieu !
« J’ai soif de ta présence, divin Chef de ma foi ;
Dans ma faiblesse immense, que ferai-je sans toi ?
Chaque jour, à chaque heure, oh ! j’ai besoin de toi ;
Viens, Jésus, et demeure auprès de moi. »
(A. Glardon)