Plus votre connaissance de Christ grandit, moins des conceptions superficielles sur lui vous satisfont. Plus vous étudiez en profondeur les transactions qu’il a accomplies au sein de l’alliance éternelle, comme ses engagements en votre nom comme Garant éternel et la plénitude de sa grâce qui brille en toutes ses fonctions, plus vous verrez avec clarté la magnificence du Roi.

Passez beaucoup de temps en de telles occupations. Que votre désir de voir Jésus grandisse sans cesse. La méditation et la contemplation sont souvent comme des fenêtres d’agates et des portes d’escarboucle, au travers desquelles nous voyons le Rédempteur. La méditation est un télescope qui permet à l’œil spirituel de contempler Jésus avec une meilleure clarté qu’il nous aurait été possible si nous avions vécu aux jours où il se trouvait sur la terre.

Puisse notre conduite se rapporter davantage au ciel et puissions-nous être davantage occupés par la personne, l’œuvre et la beauté de notre Seigneur incarné. Avec plus de méditation, la magnificence du Roi nous frapperait avec un éclat plus resplendissant.

Ami lecteur, il est très probable, quand nous viendrons à mourir, que nous aurons une vue de la magnificence de notre Roi telle que nous n’avons jamais eu auparavant. De nombreux chrétiens, à l’heure de leur mort, ont levé le regard du sein des eaux tumultueuses du fleuve et ont vu Jésus s’approcher d’eux en marchant sur les vagues agitées. Ils l’ont entendu leur dire : « C’est moi, ne craignez point ! »

Ah oui, quand le logement commence à être ébranlé et que l’argile s’effrite, nous voyons Christ au travers des poutres et le soleil céleste vient s’infiltrer entre les briques descellées.

Mais si nous voulons voir face à face « le roi dans sa magnificence », nous devons aller au ciel, ou bien le Roi doit venir ici en personne. Ô, si seulement il venait sur les ailes du vent ! Il est notre Epoux et nous sommes plongés dans le veuvage en son absence. Il est notre cher et merveilleux Frère sans qui nous gisons dans la solitude.

Des voiles et des nuages épais se tendent entre notre âme et sa vraie vie. Quand est-ce que le jour se lèvera et que les ombres s’enfuiront ? Oh, jour attendu avec tant d’impatience, lève-toi !