Aucune comparaison ne parvient à décrire adéquatement le Seigneur Jésus. L’épouse, quant à elle, emploie ce qu’il y a de meilleur à sa portée pour ce faire. Quand elle parle de la tête de Jésus, nous comprenons qu’il s’agit de sa divinité, car « Dieu est le chef de Christ » (1 Corinthiens 11.3). C’est pourquoi un lingot de l’or le plus pur est la meilleure métaphore que l’on puisse concevoir. Elle est toutefois bien trop pauvre pour vraiment décrire quelqu’un d’aussi précieux, pur, cher et glorieux.

Jésus n’est pas une poussière d’or mais une immense planète de ce métal précieux, une masse de richesse sans prix, telle que le ciel et la terre sont incapables de surpasser. Les créatures ne sont que de l’argile et du fer. Elles périssent toutes comme du bois, du foin et de la paille. En revanche, la Tête éternellement vivante de la création de Dieu brillera pour toujours et à jamais. Aucun mélange ne se trouve en lui, ni le moindre soupçon d’alliage. Il est pour toujours infiniment saint et complètement divin.

Les boucles flottantes illustrent sa vigueur virile. Il n’y a rien d’efféminé chez notre Bien-Aimé. Il est le plus viril des hommes, intrépide comme le lion, infatigable comme le bœuf et rapide comme l’aigle. On trouve en lui toute beauté imaginable, et même au-delà de toute imagination, bien que les hommes l’aient autrefois méprisé et rejeté.

« Ô, mon Sauveur, ô source intarissable
De tout vrai bien, de douceur, et de bonté !
Tu réunis dans ton Etre adorable
Tous les trésors de la Divinité. »

La gloire de sa tête n’a pas été rasée. Il est éternellement couronné d’une majesté sans pareille.

Sa chevelure noire comme le corbeau indique une fraîcheur juvénile, car la rosée de la jeunesse recouvre Jésus. L’âge rend l’homme languissant, mais Christ est à jamais un souverain sacrificateur comme l’était Melchisédek. Les autres vont et viennent, mais lui demeure. Il est Dieu, sur le trône aux siècles des siècles. Contemplons-le ce soir et adorons-le. Les anges ne cessent de le fixer de leur regard et ses rachetés ne peuvent détourner leurs yeux de lui. Où y a-t-il un autre Bien-Aimé tel que lui ? Ô, puis-je goûter d’une heure de communion avec lui ! Disparaissez soucis encombrants ! Jésus m’attire et je cours après lui.