Tout ce qui est sous le firmament est perpétuellement en mouvement. Le temps ne connaît pas de repos. La terre, pourtant si solide, est une sphère toujours en mouvement. Le grand soleil lui-même est une étoile qui appartient et obéit à quelque ensemble encore plus grand. Les marées agitent la mer, le vent soulève les vagues de l’océan, le flux et le reflux usent les rochers.
Le changement et la mort règnent partout ici-bas. La mer ne ressemble pas au coffre de l’avare quand il s’agit de la richesse de ses eaux. De même que, par une force, les eaux la remplissent, par une autre, elles s’en élèvent. Pareillement, les hommes naissent seulement pour mourir. Tout est agitation, course, soucis et tracas d’esprit.
Ami de Jésus l’immuable, quelle joie pour vous de réfléchir au caractère inaltérable de votre héritage ! L’océan de votre félicité sera éternellement plein, puisque Dieu lui-même y déversera des fleuves de plaisir. Nous attendons une cité solide, qui se trouve au-delà des cieux, et nous ne serons pas déçus.
Le passage pour ce soir nous enseigne bien à faire preuve de gratitude. L’océan est un grand réceptacle, ainsi qu’une grande source. Il redonne à la terre, sous la forme de nuages et de pluie, ce que les fleuves lui ont apporté. L’homme qui prend tout sans jamais donner est en dissonance avec l’univers tout entier. Donner à autrui revient à semer pour soi-même. L’homme qui agit en bon gérant, de sorte qu’il emploie volontiers ses possessions pour son Seigneur, se verra confier de plus grands biens.
Ami de Jésus, lui rendez-vous selon les bénéfices que vous recevez ? Il vous a donné beaucoup ; quel est votre fruit ? Avez-vous tout fait ? Ne pouvezvous pas faire davantage ? L’égoïsme est une méchanceté. Imaginez que l’océan ne rende aucun de ses trésors d’eau ; ce serait la ruine de notre race.
Que Dieu garde chacun de nous d’avoir pour attitude égoïste et destructrice de vivre pour nous-mêmes. Jésus ne faisait pas ce qu’il voulait, mais il accomplissait la volonté de son Père. Toute plénitude réside en lui et, de cette plénitude, nous avons tous reçu.
Ô que je possède l’esprit de Jésus afin de ne plus vivre pour moimême !