L’intelligence de l’homme cherche le repos et, par nature, elle le cherche en-dehors du Seigneur Jésus-Christ. Même quand ils se convertissent, les hommes éduqués ont tendance à regarder les simplicités de la croix de Christ avec trop peu de révérence et d’amour. Ils se laissent piéger par l’ancien filet dans lequel les Grecs se firent prendre et ils rêvent de mélanger la philosophie avec la révélation.

La tentation qui guette l’homme à la pensée et à l’éducation élevées consiste à se détourner de la simple vérité de Jésus crucifié pour inventer, comme l’on dit, une doctrine plus intellectuelle. Cela conduisit les premières églises au gnosticisme et les séduisit à se laisser entraîner par toutes sortes d’hérésies. C’est ici la racine de la néologie et des autres choses raffinées qui furent naguère tellement à la mode en Allemagne et qui séduisent tant aujourd’hui certaines catégories de théologiens.

Qui que vous soyez, ami lecteur, et quelle qu’ait été votre éducation, si vous appartenez au Seigneur, prenez garde de ne jamais trouver de repos dans une théologie qui se met à philosopher. Il est possible que vous ayez reçu tel dogme de tel grand penseur, ou tel rêve de quelque autre profond intellectuel. Mais, quand on les compare à la pure Parole de Dieu, ces choses se révéleront être ce qu’est la balle en comparaison au grain.

Même guidée au mieux, tout ce que la raison de l’homme peut découvrir n’est que le B.A.-BA de la vérité. Il lui manque même la certitude de ces choses, alors qu’en Jésus-Christ se trouve assemblée toute la plénitude de la sagesse et de la connaissance. Toutes les tentatives de la part des chrétiens pour se contenter de systèmes que la plupart des théologiens accepteraient sont immanquablement vouées à l’échec.

Les vrais héritiers du ciel doivent revenir à la grande simplicité de ce qui fait briller l’œil de l’apprenti laboureur et qui réjouit le cœur de l’indigent : « Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Timothée 1.15). Jésus satisfait l’intellect le plus élevé quand ce dernier le reçoit par la foi.

En dehors de Christ, l’esprit des hommes régénérés ne trouve aucun repos. « La crainte de l’Eternel est le commencement de la science… Tous ceux qui l’observent ont une raison saine » (Proverbes 1.7 ; Psaume 111.10).