Un certain homme avait un fils démoniaque, qu’un esprit muet affligeait. Le père, après avoir vu la futilité des efforts des disciples pour guérir son enfant, n’avait que peu ou pas de foi en Christ. C’est pourquoi, quand on l’enjoint à amener son fils à Jésus, il lui dit : « Si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous » (v.22).
Cette phrase contenait un « si », mais le pauvre père tremblant l’avait placé au mauvais endroit ! Aussi Jésus, sans lui ordonner de rétracter le « si », lui montre dans sa bonté avec quoi il aurait dû l’associer. Il semble répondre au pauvre homme en disant : « Non, vraiment, il ne devrait pas y avoir de « si » en ce qui concerne mon pouvoir ou mon désir. Le « si » repose autre part. Si tu peux croire, toutes choses sont possibles à celui qui croit. »
La confiance de cet homme s’en fortifia et il offrit une humble prière pour demander l’accroissement de sa foi. Immédiatement, Jésus prononça une parole et chassa le démon du fils, en lui ordonnant de ne plus jamais revenir.
Il y a ici une leçon que nous avons besoin d’apprendre. Comme cet homme, nous voyons souvent un « si » quelque part, mais nous nous trompons continuellement en le plaçant au mauvais endroit. S’agit-il de : « Si Jésus peut m’aider… S’il peut me donner la grâce de surmonter la tentation… S’il peut me pardonner… S’il peut me donner le succès… » ?
Non, si vous pouvez croire, il peut tout et il le veut. Vous avez placé le « si » au mauvais endroit. Si vous pouvez croire pleinement, de même que tout est possible à Christ, tout le sera pour vous. La foi se fonde sur la puissance de Dieu et se revêt de sa majesté. Elle porte l’habit royal et chevauche la monture du Roi, car elle est la grâce que le Souverain se plaît à honorer.
Se ceignant de la merveilleuse puissance de l’Esprit qui peut tout, la foi devient, dans l’omnipotence de Dieu, puissante pour accomplir, oser et souffrir. Tout, sans limite, est possible à celui qui croit. Mon âme, peux-tu croire ton Seigneur ce soir ?