Les occasions abondent au soir de la journée. Les hommes reviennent de leur travail et le gagneur d’âmes zélé trouve le temps de répandre l’amour de Jésus. N’ai-je aucun travail du soir pour Jésus ? Si je n’en ai pas encore, je ne veux pas retenir ma main davantage d’un service qui requiert une activité abondante.
Les hommes pécheurs périssent par manque de connaissance. Le disciple qui musarde pourrait bien se retrouver entaché du sang de ses semblables. Jésus offrit ses deux mains aux clous. Comment puis-je retenir les miennes de son œuvre bénie ? Il peina et pria pour moi nuit et jour. Comment puis-je consacrer une seule heure à dorloter ma chair dans l’aise et le confort ?
Debout, cœur oisif, mets la main à la pâte ou élève-la en prière. Le ciel et l’enfer sont des réalités. Que je sois authentique aussi et, ce soir, que je sème la bonne semence pour le Seigneur mon Dieu.
Le soir de la vie possède aussi ses exigences. La vie est si courte qu’elle ne se compose que du matin de la vigueur de l’homme et du soir de son déclin. Elle semble longue à certains, mais dix francs paraissent être une grande somme à l’homme pauvre. La vie est tellement courte que personne ne peut se payer le luxe d’en perdre une seule journée.
Si un homme riche plaçait devant nous un immense tas d’or et nous invitait à en prendre autant que nous le pouvons en une journée, nous chercherions à allonger ce jour jusqu’à la limite du possible. Nous commencerions tôt le matin et nous ne laisserions pas reposer notre main à la venue du soir.
Gagner des âmes est une œuvre de loin plus noble. Comment se fait-il que nous nous retirions si vite de son accomplissement ? Le Seigneur offre à certains le long soir d’un grand âge plein d’énergie. Si cela est mon cas, je veux employer tous les talents qu’il me reste pour servir mon cher Seigneur si fidèle jusqu’à la dernière heure. Par sa grâce, je mourrai employé à son œuvre et je déposerai ma charge seulement lorsque je quitterai ce corps.
Celui qui est âgé peut instruire les jeunes, fortifier ceux qui défaillent et encourager ceux qui sont abattus. Si le soir ne connaît pas une chaleur aussi vigoureuse, il devrait en revanche renfermer davantage du calme de la sagesse. C’est pourquoi, je ne laisserai pas reposer ma main sur le soir.