Nous devrions suivre notre Seigneur avec aussi peu d’hésitation que les brebis quand elles suivent leur berger, car il a le droit de nous conduire où cela lui plaît. Nous ne nous appartenons pas, nous avons été rachetés à un grand prix. Reconnaissons les droits que possède le sang de la rédemption.
Le soldat suit son capitaine et le serviteur obéit à son maître. Nous devrions bien plus suivre notre Rédempteur, à qui nous appartenons. Nous n’honorons pas notre profession d’être chrétiens si nous mettons en question les ordres de notre Chef et Prince. Nous avons pour devoir d’obéir et seule notre folie nous conduit à ergoter. Notre Seigneur pourrait souvent nous dire comme il le fit jadis à Pierre : « Que t’importe ? Toi, suis-moi » (Jean 21.22).
Jésus nous précède partout où il nous conduit. Si nous ne savons où nous allons, nous savons du moins avec qui nous y allons. Qui craindra les périls de la route avec un tel compagnon ? Si la route est longue, ses bras éternels nous porteront au terme du voyage. La présence de Jésus est une assurance de salut éternel. Puisqu’il vit, nous vivrons aussi. Nous devrions suivre Jésus dans la simplicité et la foi parce que les sentiers dans lesquels il nous conduit finissent tous dans la gloire et l’immortalité.
Il est vrai qu’ils ne sont peut-être pas aplanis. Des épreuves aigües les recouvrent peut-être, mais ils conduisent à « la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11.10). « Tous les sentiers de l’Éternel sont miséricorde et fidélité, pour ceux qui gardent son alliance et ses commandements » (Psaume 25.10). Plaçons une pleine confiance en notre Chef, puisque nous savons que, dans la prospérité ou l’adversité, dans la maladie ou la santé, dans la popularité ou le mépris, son dessein s’accomplira et que ce dessein sera le bien pur et sans mélange de chacun des héritiers de la miséricorde.
Il nous sera doux de monter le côté désolé de la colline si nous le faisons avec Christ. Quand la pluie et la neige viennent nous frapper le visage, son cher amour nous réchauffera bien plus que ceux qui se reposent chez eux et se frottent les mains devant l’âtre de ce monde. Nous suivrons notre Bien-Aimé jusqu’au sommet de l’Amana, au travers des tanières des lions ou des montagnes des léopards (Cantique 4.8). Précieux Jésus, attire-nous et, alors, nous courrons vers toi.