Alors Juda dit à Tamar, sa belle-fille : Reste veuve dans la maison de ton père jusqu’à ce que mon fils Shéla soit devenu adulte. Car il se disait : Il ne faut pas que celui-ci aussi meure comme ses frères. Tamar retourna donc dans la maison de son père et y resta.
Il s’approcha d’elle au bord du chemin et lui dit : Permets-moi d’aller avec toi ! Car il n’avait pas reconnu sa belle-fille. Elle répondit : Que me donneras-tu pour venir avec moi ?
Il revint dire à Juda : Je ne l’ai pas trouvée, et les gens de là-bas ont même affirmé qu’il n’y a jamais eu de prostituée sacrée à cet endroit.
Alors Juda s’écria : Qu’elle garde ce qu’elle a ! Ne nous rendons pas ridicules. Quoi qu’il arrive, moi j’ai envoyé ce chevreau, et toi, tu n’as pas retrouvé cette femme.
Juda les reconnut et s’écria : Elle est plus juste que moi ; elle a fait cela parce que je ne l’ai pas donnée pour femme à mon fils Shéla. Il ne s’unit plus jamais à elle.
Mais il retira sa main, et c’est son frère qui vint au monde. La sage-femme s’écria : Quelle brèche ne t’es-tu pas ouverte ! Et on le nomma Pérets (Brèche).
Lui-même n’a pas plus d’autorité que moi ici et il ne m’a rien interdit—excepté toi, parce que tu es sa femme. Comment commettrais-je un acte aussi mauvais et pécherais-je contre Dieu ?
Jour après jour, elle revenait à la charge ; mais Joseph ne voulait pas l’écouter, refusant de coucher à côté d’elle et d’être avec elle.
Ils lui répondirent : Nous avons fait un rêve et il n’y a ici personne pour nous l’interpréter. ?N’appartient-il pas à Dieu de donner l’interprétation des rêves ? leur dit Joseph. Racontez-les moi donc, je vous prie.
Joseph répondit au pharaon : Ce n’est pas moi, c’est Dieu qui donnera au pharaon l’explication qui convient.
Ces provisions serviront de réserve pour le pays, en prévision des sept années de famine qui s’abattront sur l’Egypte. Ainsi les habitants du pays ne mourront pas de faim.
J’ai appris qu’il y a du blé en Egypte. Allez-y donc et rapportez-nous en du grain pour que nous puissions survivre et que nous ne mourions pas de faim !
Quant à Benjamin, le frère de Joseph, Jacob ne l’avait pas laissé partir avec eux, car il se disait : Qu’il ne lui arrive pas de malheur !
Joseph reconnaissait bien ses frères, mais eux ne le reconnaissaient pas.
Nous sommes tous fils d’un même père, nous sommes des gens honnêtes, nous ne sommes pas des espions.
– Pas du tout, répliqua-t-il, vous êtes venus pour repérer les points faibles du pays !
Voici comment je mettrai votre sincérité à l’épreuve : Par la vie du pharaon, je vous jure que vous ne vous en sortirez pas, à moins que votre jeune frère vienne ici !
Mais ramenez-moi votre jeune frère. Cela prouvera que vous avez dit vrai et vous ne mourrez pas. Ils acceptèrent de faire ainsi.
Ils se dirent l’un à l’autre : Certainement, nous sommes punis à cause de ce que nous avons fait à notre frère ; car nous avons vu sa détresse quand il nous suppliait, et nous ne l’avons pas écouté. Voilà pourquoi nous nous trouvons nous-mêmes à présent dans cette détresse.
Ruben leur rappela : Ne vous avais-je pas dit : Ne vous rendez pas coupables d’un tel péché envers cet enfant ! Mais vous ne m’avez pas écouté. Voilà pourquoi nous devons maintenant payer pour sa mort.
Ils ne savaient pas que Joseph les comprenait, car il se servait d’un interprète pour communiquer avec eux.
Ramenez-moi votre jeune frère pour que je sache que vous n’êtes pas des espions mais des gens honnêtes. Alors je vous rendrai votre frère et vous pourrez circuler librement dans le pays. »
Ruben dit à son père : Confie-le-moi et je te le ramènerai. Si je ne te le ramène pas, tu feras mourir mes deux fils !
Mais Jacob répliqua : Non, mon fils ne partira pas avec vous, car son frère est mort et c’est le seul qui me reste. S’il lui arrivait malheur au cours de votre voyage, vous me feriez mourir de douleur à mon grand âge.