Pendant quarante ans, les Israélites avaient marché dans le désert jusqu’à l’extinction de toute la génération des hommes en âge de porter les armes au moment de la sortie d’Egypte. En effet, parce qu’ils n’avaient pas obéi à l’Eternel, l’Eternel avait juré de ne pas leur laisser voir le pays qu’il avait promis par serment à leurs ancêtres de nous donner, ce pays ruisselant de lait et de miel.
Le lendemain, ils mangèrent des produits du pays : des pains sans levain et des épis grillés.
A partir du lendemain de ce jour-là, la manne cessa de tomber puisqu’ils pouvaient se nourrir des produits du pays ; il n’y eut plus de manne pour les Israélites qui vécurent des productions du pays de Canaan cette année-là.
Un jour où Josué se trouvait près de Jéricho, il vit soudain un individu qui se tenait debout devant lui, avec son épée dégainée à la main. Josué s’avança vers lui et lui demanda : Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ?
La ville de Jéricho avait soigneusement fermé toutes ses portes et s’était barricadée derrière, par peur des Israélites. Plus personne n’entrait ni ne sortait par ses portes.
Josué avait donné cette consigne au peuple : « Pas de cri ! Restez muets ! Ne dites pas une parole jusqu’au jour où je vous ordonnerai de pousser des cris ! »
Sept prêtres, portant sept cors faits de cornes de béliers, se remirent en route devant le coffre de l’Eternel, en sonnant de leur instrument. L’avant-garde les précédait et l’arrière-garde suivait le coffre de l’Eternel ; ils marchaient au son des cors.
Le septième jour, ils se levèrent dès l’aurore et firent sept fois le tour de la ville de la même manière. C’est le seul jour où ils en firent sept fois le tour.
La septième fois, lorsque les prêtres sonnèrent du cor, Josué ordonna au peuple : Poussez des cris, car l’Eternel vous livre la ville !
On sonna donc du cor. Dès que le peuple l’entendit, il poussa un formidable cri, et le rempart s’écroula sur place. Aussitôt, les Israélites s’élancèrent à l’assaut de la ville, chacun droit devant soi, et ils s’en emparèrent.
Les Israélites commirent un acte d’infidélité à l’égard des objets voués à l’Eternel : Akân, fils de Karmi et descendant de Zabdi et de Zérah, de la tribu de Juda, prit pour lui certains de ces objets, et l’Eternel se mit en colère contre les Israélites.
De Jéricho, Josué envoya des hommes à la ville d’Aï près de Beth-Aven à l’est de Béthel, en leur demandant d’explorer cette région. Ils allèrent explorer Aï.
Israël a commis un péché. On a transgressé l’alliance que j’avais établie pour eux. On a pris des objets qui m’étaient voués, on en a dérobé, caché et mis dans ses propres affaires.
Josué envoya des hommes à la tente d’Akân, ils se dépêchèrent d’y aller et retrouvèrent effectivement le manteau enfoui dans la tente et l’argent en-dessous.
Tu traiteras Aï et son roi comme tu as traité Jéricho et son roi. Toutefois, vous pourrez prendre pour vous comme butin ses biens et son bétail. Place des guerriers en embuscade derrière la ville.
Dès que vous en serez maîtres, vous y mettrez le feu, comme l’Eternel l’a commandé. Voilà quels sont mes ordres.
Le lendemain, Josué se leva de bon matin et passa ses troupes en revue, puis il prit la tête de l’armée, accompagné des responsables d’Israël, pour marcher contre Aï.
Le gros de l’armée installa son camp au nord de la ville tandis que l’arrière-garde des troupes se tenait à l’ouest. Durant cette nuit, Josué partit en reconnaissance au milieu de la vallée.
Il le construisit conformément aux ordres que Moïse, serviteur de l’Eternel, avait donnés aux Israélites et qui sont consignés dans le livre de la Loi de Moïse : un autel de pierres brutes qu’aucun outil de fer n’avait touchées. On y offrit des holocaustes à l’Eternel et des sacrifices de communion.
Josué grava sur des pierres une copie de la Loi que Moïse avait mise par écrit sous les yeux des Israélites.
Pendant ce temps, tout Israël avec ses responsables, ses officiers et ses chefs se tenaient debout de part et d’autre du coffre de l’alliance de l’Eternel en face des prêtres-lévites qui le portaient. Les étrangers comme les Israélites d’origine étaient là. La moitié d’entre eux se tenaient du côté du mont Garizim, l’autre moitié du côté du mont Ebal comme Moïse, serviteur de l’Eternel, avait autrefois ordonné de procéder pour bénir le peuple d’Israël.
La nouvelle de ces événements parvint à tous les rois des pays situés à l’ouest du Jourdain, dans la région des montagnes, dans la plaine côtière et sur tout le littoral de la Méditerranée jusqu’en face du Liban : les rois des Hittites, des Amoréens, des Cananéens, des Phéréziens, des Héviens et des Yebousiens.
Ils chaussèrent de vieilles sandales raccommodées et endossèrent des vêtements en lambeaux ; ils prirent en guise de provision du pain dur et tout moisi.
Ils se rendirent ainsi au camp de Guilgal et vinrent trouver Josué auquel ils dirent en présence des hommes d’Israël : Nous arrivons d’un pays lointain pour vous prier de conclure une alliance avec nous.