Jean 14.9
– Eh quoi, lui répondit Jésus, après tout le temps que j’ai passé avec vous, tu ne me connais pas encore, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père ? »
Bible
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– Eh quoi, lui répondit Jésus, après tout le temps que j’ai passé avec vous, tu ne me connais pas encore, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père ? »
Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il obéira à ma parole. Mon Père aussi l’aimera : nous viendrons à lui et nous établirons notre demeure chez lui.
Jésus comprit qu’ils voulaient l’interroger ; il leur dit : Vous êtes en train de vous demander entre vous ce que j’ai voulu dire par ces mots : « Dans peu de temps, vous ne me verrez plus ; encore un peu de temps, et vous me reverrez. »
– Ainsi donc, leur répondit Jésus, vous croyez à présent !
Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père, l’heure est venue : fais éclater la gloire de ton Fils, pour qu’à son tour, le Fils fasse éclater ta gloire.
Or, la vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé : Jésus-Christ.
Après avoir ainsi parlé, Jésus s’en alla avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron. Il y avait là un jardin où il entra avec eux.
Or Judas, qui le trahissait, connaissait bien cet endroit, car Jésus s’y était souvent rendu avec ses disciples.
Jésus, qui savait tout ce qui allait lui arriver, s’avança vers eux et leur demanda : Qui cherchez-vous ?
Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. – Je suis Jésus, leur dit-il. Au milieu d’eux se tenait Judas, celui qui le trahissait.
Au moment même où Jésus leur dit : « Je suis Jésus », ils eurent un mouvement de recul et tombèrent par terre.
Une seconde fois, il leur demanda : Qui cherchez-vous ? ?Jésus de Nazareth, répétèrent-ils.
– Je vous ai dit que je suis Jésus, reprit-il. Puisque c’est moi que vous venez chercher, laissez partir les autres.
Jésus dit à Pierre : Remets ton épée au fourreau. Ne dois-je pas boire la coupe du jugement que le Père m’a destinée ?
Alors la cohorte, son commandant et les gardes des Juifs s’emparèrent de Jésus
Simon Pierre et un autre disciple suivirent Jésus. Ce disciple connaissait personnellement le grand-prêtre, et il entra en même temps que Jésus dans la cour du palais du grand-prêtre.
De son côté, le grand-prêtre commença à interroger Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit : J’ai parlé ouvertement devant tout le monde. J’ai toujours enseigné dans les synagogues et dans la cour du Temple où tous les Juifs se réunissent. Je n’ai rien dit en secret.
Jésus lui répondit : Si j’ai mal parlé, montre en quoi c’est mal. Mais si ce que j’ai dit est vrai, pourquoi me frappes-tu ?
De chez Caïphe, on amena Jésus au palais du gouverneur. C’était l’aube. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas eux-mêmes dans le palais afin de conserver leur pureté rituelle et de pouvoir manger ainsi le repas de la Pâque.
La parole par laquelle Jésus avait annoncé quelle mort il allait subir devait ainsi s’accomplir.
Pilate rentra donc dans le palais de justice et fit comparaître Jésus : ?Es-tu le roi des Juifs ? lui demanda-t-il.
– Dis-tu cela de toi-même ou d’autres t’ont-ils dit cela à mon sujet ? répondit Jésus.
Jésus lui répondit : Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs se seraient battus pour que je ne tombe pas aux mains des Juifs. Non, réellement, mon royaume n’est pas d’ici.