Nombres 22.1
Les Israélites repartirent et campèrent dans les steppes de Moab à l’est du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.
Bible
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Les Israélites repartirent et campèrent dans les steppes de Moab à l’est du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.
Il envoya des messagers à Balaam, fils de Béor, qui vivait à Petor sur l’Euphrate, son pays d’origine, pour le faire venir, en lui disant : Voici qu’un peuple est sorti d’Egypte ! Il envahit toute la région et il s’est installé vis-à-vis de mon pays.
Maintenant, viens, je te prie ! Maudis-moi ce peuple, car il est plus fort que moi. Peut-être parviendrai-je alors à le battre et à le chasser du pays, car je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit.
« Le peuple qui est sorti d’Egypte envahit maintenant le pays ! Viens donc le maudire pour moi ; peut-être arriverai-je alors à le combattre et à le chasser ! »
Mais Dieu dit à Balaam : Ne va pas avec eux. Tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni.
Pendant la nuit, Dieu vint vers Balaam et lui dit : Si c’est pour t’inviter à les accompagner que ces hommes sont venus, vas-y, pars avec eux. Mais tu ne pourras faire que ce que je te dirai.
Balaam lui répondit : C’est parce que tu te moques de moi. Ah ! si j’avais une épée sous la main, je t’abattrais sur-le-champ !
L’ânesse reprit : Ne suis-je pas ton ânesse qui te sert de monture depuis toujours ? Est-ce que j’ai l’habitude d’agir ainsi avec toi ? Et il répondit : Non !
L’ange de l’Eternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé par trois fois ton ânesse ? C’est moi qui suis venu pour te barrer le passage, car ce voyage a été entrepris à la légère.
L’ânesse m’a vu et s’est détournée à trois reprises devant moi. Si elle ne s’était pas détournée, je t’aurais déjà abattu, tandis qu’elle, je l’aurais laissée en vie.
Alors il déclama cet oracle : D’Aram, Balaq m’a fait venir, oui, le roi de Moab m’a fait venir des monts de l’Est. Allons ! Maudis Jacob pour moi ! Viens et profère des menaces contre Israël !
Voici : je le contemple du sommet des rochers, et, du haut des collines, je le regarde. Je le vois : c’est un peuple qui demeure à l’écart, il ne se considère pas semblable aux autres peuples.
Dieu n’est pas homme pour mentir, ni humain pour se repentir. A-t-il jamais parlé sans qu’il tienne parole ? Et n’accomplit-il pas ce qu’il a déclaré ?
Il n’a pas constaté de péché chez Jacob, et il ne trouve pas de mal en Israël. Oui, l’Eternel son Dieu est avec lui. Dans ses rangs retentit l’acclamation royale.
Dieu les a fait sortir d’Egypte : sa puissance est semblable à la force du buffle,
et la divination est absente en Jacob : on ne consulte pas d’augure en Israël, il est dit à Jacob au moment opportun, oui, il est dit à Israël ce que Dieu accomplit.
Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, le fils de Béor, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant,
oui, celui qui entend les paroles de Dieu, qui perçoit la révélation du Tout-Puissant, dont les yeux se dessillent alors qu’il est tombé à terre :
Comme des torrents, elles se répandent, c’est comme des jardins alignés près d’un fleuve, comme des aloès plantés par l’Eternel, ou bien comme des cèdres croissant au bord des eaux.
De ses réservoirs l’eau déborde, la semence est plantée dans des champs irrigués. Son roi est grand, plus que le roi Agag ; et son royaume gagnera en puissance.
Le voici couché comme un lion, au repos comme un lion. Qui le fera lever ? Il est béni celui qui te bénit, il est maudit celui qui te maudit !
Alors Balaq se mit en colère contre Balaam, frappa des mains et lui dit : C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé ; et voici la troisième fois que tu les combles de bénédictions !
Puisqu’il en est ainsi, retourne chez toi ! Je voulais te combler d’honneurs, mais voici que l’Eternel te frustre de ces honneurs.
Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, le fils de Béor, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant,