Ami croyant, voici une triste vérité ! Vous êtes le bien-aimé du Seigneur, racheté par son sang, appelé par sa grâce, préservé en Jésus-Christ, accepté dans le Bien-Aimé, en chemin vers le ciel. Pourtant, vous avez « été infidèle » à Dieu, votre meilleur ami. Vous avez été infidèle à Jésus, à qui vous appartenez ; infidèle au Saint-Esprit, qui vous à vivifié pour la vie éternelle ! Comme vous avez fait preuve d’infidélité dans le domaine des vœux et des promesses ! Vous souvenez-vous de l’amour de vos noces, ce merveilleux moment qui marqua le printemps de votre vie spirituelle ? Oh, comme vous vous serriez près de votre Maître alors, en disant : « Il ne pourra jamais m’accuser d’indifférence à son égard. Mes pieds ne traîneront jamais dans la voie de son service. Je ne permettrai pas que mon cœur s’écarte vers d’autres amours. En lui réside toute provision d’une douceur ineffable. J’abandonne toutes choses pour l’amour de mon Seigneur Jésus. » Cela a-t-il été le cas ? Hélas, s’il faut en croire le témoignage de la conscience, nous dirons : « Celui qui faisait de si belles promesses ne les a pas très bien tenues. La prière a souvent été indistincte, courte mais sans douceur, brève mais dénuée de ferveur. La communion avec Jésus est tombée dans l’oubli. « Au lieu d’un esprit occupé par les choses célestes, nous avons vu les soucis de la chair, les vanités du monde et les pensées du mal devenir le centre de l’attention. Au lieu du service, nous avons rencontré la désobéissance. La tiédeur est venue remplacer la ferveur et la patience a fait place à l’emportement. « Au lieu de la foi, la confiance dans le bras de la chair a tenu le haut du pavé. Le soldat de la croix s’est laissé aller à la couardise, à la désobéissance et à la désertion d’une manière honteuse. » Vous avez été infidèle, infidèle à Jésus ! Quel mot emploiera-t-on pour dénoncer ce forfait ? Peu importe les mots ! Que nos pensées de repentance prennent en horreur le péché qui se tapit si certainement en nous. Infidèle à tes blessures, ô Jésus ! Pardonnenous et ne nous laisse plus pécher ainsi ! Combien il est honteux de traiter avec infidélité celui qui ne nous oublie jamais, celui qui se tient, aujourd’hui même, devant le trône éternel avec nos noms gravés sur sa poitrine.