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Mamans – l’Église est aussi pour vous

Josh BuiceMaternité

Le mouvement féministe en Amérique a causé beaucoup de tort aux femmes et a eu des répercussions négatives sur la famille. Nancy Leigh DeMoss écrit : « Contrairement à la femme sage, la femme insensée n’est pas heureuse de s’occuper de sa maison. Elle n’est pas satisfaite de l’endroit où Dieu l’a placée. Une des choses que le mouvement féministe a faites avec succès a été de dissuader les femmes d’être femmes au foyer et de les convaincre que d’autres occupations pouvaient augmenter leur estime d’elles-mêmes. »1 Une grande leçon que l’Église peut apprendre du mouvement féministe est que les femmes sont importantes. Cependant, ce que le mouvement féministe peut apprendre de l’Église est que Dieu avait déjà clairement dit cela bien avant l’apparition du mouvement féministe. Dieu affirme cette vérité dans sa Parole – la Bible. Le mouvement féministe a réagi contre les conceptions dégradantes de la femme dans la société. L’Église a toujours réfléchi aux problèmes des femmes dans la société et dans l’Église. Le rôle des femmes dans l’Église est toutefois souvent resté flou.

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Certaines personnes font preuve d’un zèle excessif dans leur tentative de se protéger contre le mouvement féministe, au point que les femmes sont exclues de presque toutes les fonctions au sein de l’Église. D’autres sont plus libéraux dans leur approche et ouvrent toutes les positions et fonctions aux femmes – y compris la fonction d’ancien. Bien que la plupart des Églises évangéliques conservatrices comprennent les rôles revenant aux femmes dans l’Église, un domaine qui reste flou est la vocation des mamans – en particulier les jeunes mamans. A-t-on besoin des mères dans la vie de l’Église ? Les jeunes mères sont-elles utiles à l’Église ? Quel est le plan de Dieu pour les jeunes mamans au sein de son peuple ? Je crois fermement que si nous examinons la Parole de Dieu, nous voyons que Dieu a appelé tous ses enfants à servir dans l’Église – même les mères de jeunes enfants.

Paul décrit l’Église comme un corps composé de diverses parties qui ont toutes un rôle et une importance. Or les femmes font partie de ce corps (1 Corinthiens 12). Non seulement les femmes, mais les mères – et même les jeunes mères. Il est vrai que leur rôle principal est de prendre soin de leur famille, d’instruire leurs enfants et d’aider leur mari. Il ne faut pas négliger ces domaines, mais il est également essentiel que les mamans ne négligent pas la vie de l’Église. Négliger les responsabilités familiales est un péché, mais c’est également un péché pour les jeunes mamans de négliger l’Église.

Nous passons tous par des périodes différentes dans notre vie, mais quelle que soit la période, Dieu désire nous utiliser pour sa gloire dans son Église. Nous ne serions pas d’accord avec l’attitude d’un homme qui dirait : « Je ne peux pas servir dans l’Église parce que je passe par une période très prenante sur le plan professionnel. » Pourquoi ne serions-nous pas d’accord avec une telle attitude ? Parce que si Dieu nous a appelés à lui, il nous a également appelés dans son Église. Dieu nous a sauvés par son Fils et nous a équipés pour que nous le servions dans son Église. Il nous a adressé une vocation qui transcende les périodes de notre vie. Négliger cette vocation serait une erreur tragique de notre part. Dans le cas de l’homme accaparé par sa carrière – nous le mettrions en garde contre le péché d’idolâtrie et de cupidité s’il négligeait l’Église. En tant qu’homme, il est toutefois appelé à travailler et à pourvoir aux besoins de sa famille. Il est donc clair qu’un équilibre est nécessaire. Cela est également vrai pour les mamans.

Susan Hunt écrit dans son livre By Design : « Lorsque les femmes acceptent leur rôle de soutien, elles sont le battement de cœur de l’Église. »2 Les jeunes mamans ne doivent pas négliger leur famille ou leur mari, mais on a également besoin d’elles dans l’Église. J’ai le privilège de servir une Église où les jeunes mères et les grand-mères s’efforcent de servir les autres. Que ce soit dans le cadre de la garderie ou des camps de vacances, des femmes de tous les âges travaillent dur pour la gloire de Dieu. Ce que je vois dans notre Église (qui est loin d’être parfaite), ce sont des femmes qui font de l’accompagnement spirituel et de l’évangélisation sous diverses formes. Pourrions-nous faire mieux dans nombre de ces domaines ? Bien sûr ! Mais ce qui m’encourage beaucoup en tant que pasteur, c’est que les femmes (jeunes et âgées) prennent leurs dons spirituels au sérieux et refusent de négliger l’Église. Si le Christ est mort pour racheter son épouse, nous devrions faire en sorte que notre vie soit consacrée à son service à travers l’Église, conformément à sa volonté. Cela concerne aussi les jeunes mères.

Quand Adoniram Judson s’est installé en Birmanie, sa femme l’a suivi. Elle était auprès de lui alors qu’il évangélisait, apprenait la langue et traduisait la Bible, jusqu’au jour où Dieu l’a rappelée à lui. Elle était là par des températures dépassant les 40 degrés et sous la menace de maladies comme le choléra et la malaria. Ces conditions difficiles ont coûté la vie à la femme d’Adoniram Judson, ainsi qu’à 7 de ses 13 enfants. On peut dire la même chose de Jim Elliot. Quand il s’est installé en Équateur, il a emmené sa femme. Il a payé le prix fort. La cause pour laquelle ils luttaient était l’Évangile – une cause digne de mourir pour elle.

Le ministère est compliqué et porter la croix du Christ est un chemin difficile. La croix de Jésus n’est ni lisse ni confortable. Servir Dieu à travers l’Église n’est pas une tâche facile. Cela demande de l’équilibre et de la sagesse. Les jeunes mamans doivent jongler entre les siestes, les devoirs des enfants, les activités sportives, les anniversaires et beaucoup d’autres responsabilités comme la vaisselle, les couches, le linge, le nettoyage des toilettes et l’aspirateur. Toutes ces tâches ne sont pas nécessairement réservées aux femmes, mais le fait est que les femmes (et en particulier les jeunes mamans) doivent exceller dans l’art de gérer leur temps et leurs activités. Dans les décisions qu’elles prennent et la gestion de leur emploi du temps, le culte et le service dans l’Église doivent garder leur place.

En Tite 2.4-5, l’apôtre Paul explique que les femmes plus âgées doivent conduire « les jeunes femmes à la sagesse en leur apprenant à aimer leur mari et leurs enfants, à mener une vie équilibrée et pure, à être des maîtresses de maison bonnes et actives, à être soumises à leur mari. Ainsi la Parole de Dieu ne sera pas discréditée. » Le mot grec traduit par « maîtresses de maison » dans la Bible du Semeur est oikourgous. Ce mot signifie littéralement « qui travaille à la maison ». Les femmes doivent donner la priorité à leur maison comme le montrent clairement Tite 2 et Proverbes 31. Toutefois, les femmes ne doivent pas se servir de leur maison comme excuse pour échapper à la vie de l’Église. C’est clairement la volonté de Dieu que les femmes servent dans l’Église dès les débuts de l’ère chrétienne (Actes ; Romains 16).

Voici quelques domaines de l’Église locale dans lesquels les femmes pourraient s’engager :

  • Les œuvres de compassion
  • L’enseignement et la direction spirituelle
  • Le ministère auprès des personnes âgées
  • Le ministère auprès des veuves
  • Le ministère auprès des mères célibataires
  • L’audiovisuel
  • La musique
  • Les jeunes
  • L’aumônerie des prisons
  • Les activités sportives
  • La relation d’aide
  • La prière
  • L’écriture (matériel d’étude, blogs, livres)
  • L’école à la maison
  • L’aide aux personnes sinistrées
  • Les œuvres de bienfaisance

Qu’est ce que la Bible attend d’une mère ?

  1. Qu’elle instruise ses enfants. Négliger cette vocation pour faire carrière ou d’autres occupations est un piège de notre culture.
  2. Qu’elle aime son mari et lui soit soumise. Une des clés du mariage est de reconnaître la distinction des rôles.
  3. Qu’elle se soumette aux responsables de son Église. Une femme qui refuse de se soumettre à l’autorité pastorale ne se soumettra probablement pas à son mari.
  4. Qu’elle ait de la compassion pour les perdus, en particulier parmi son entourage. Refuser d’évangéliser équivaut à refuser la vocation de base d’une femme chrétienne.
  5. Qu’elle refuse de négliger l’épouse de Jésus-Christ – l’Église pour laquelle il est mort. Négliger l’épouse de Jésus-Christ, c’est rejeter le Christ.
  6. Qu’elle désire joyeusement servir dans l’Église selon les dons qu’elle a reçus dans toutes les phases de sa vie. Refuser de servir dans l’Église est le signe d’un esprit rebelle.
  7. Qu’elle rejette le matérialisme. Il est très peu probable qu’une femme ayant un intérêt excessif pour la mode et les belles maisons ait compassion des pauvres et accepte de faire des dons importants pour la mission.
  8. Qu’elle recherche la sainteté plutôt que de se laisser entraîner par les plaisirs et les péchés de la culture ambiante. Si une mère n’est pas sainte, ses enfants ne le seront pas non plus.

Les mères chrétiennes doivent prendre conscience que si leur maison doit être leur priorité, Dieu ne les appelle pas pour autant à abandonner l’Église de Jésus-Christ. Mettre ses enfants au-dessus de Dieu est une attitude dangereuse. S’occuper de sa maison au point de se retirer des activités et de la vie de l’Église est la conséquence d’une conception déséquilibrée de la maternité chrétienne. N’utiliser ses dons qu’en dehors de l’Église et de la vision de l’équipe pastorale manifeste une attitude qui n’a pas le parfum ni la beauté de la maternité biblique. La soumission, la consécration, l’engagement, la passion et l’assiduité caractérisent l’attitude et la vie de la mère biblique.

C’est ma prière que Dieu suscite une armée de jeunes mères qui comprennent qu’elles sont appelées à porter la croix de Jésus-Christ dans toutes les périodes de leur vie pour la gloire de Dieu. Mères - l’Église est aussi pour vous !

Nancy Leigh DeMoss écrit : « Je prie que Dieu suscite une contre-révolution à notre époque – une révolution tranquille déclenchée par des femmes désireuses de se laisser modeler, non par le monde, mais par la Parole de Dieu. Je suis convaincue que l’influence d’une armée de femmes pieuses serait incalculable – dans nos maisons, nos Églises et notre culture. Serez-vous une de ces femmes ? » 3
  1. Biblical Womanhood in the Home, Crossway, 2002, p. 91-92.
  2. By Design, Crossway, 1994, p. 162.
  3. Biblical Portrait of Womanhood - http://www.truewoman.com/?id=370
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